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• The Tourments of Pain • ~ Eileen Galvin

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Eileen Galvin
Votre fucking fondatrice •
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Messages : 134

Age : 28
Localisation : Toujours là où on ne l'attend pas.
Situation : Célibataire

Race : Chaman ( Faire exploser/bouger les objets )



MessageSujet: • The Tourments of Pain • ~ Eileen Galvin Mer 30 Mai - 19:38







Eileen



Galvin



- Maîtresse de la ville -








Here a Lullaby to close your eyes ...
    LET'S TAKE A LOOK AT YOU ...

    • Nom : Galvin
    • Prénom : Eileen
    • Âge & date de naissance : 22 ans & 23 Septembre
    • Orientation sexuelle : Hétéro
    • Race : Chaman (peut faire bouger et exploser des objets à distance)
    • 5 mots qui te représente :





Caractère



Eileen n'est pas quelqu'un de méchant, pas de nature du moins. La jeune femme est active, elle sait ce qu'elle veut, elle ne se fait pas d'illusion, et elle ne reste pas optimiste sur une longue durée. Ce qui ne l'empêche pas d'avoir énormément d'espoir pour beaucoup de chose. Même si elle s'énerve gentiment contre ses amis pour leur faire remarquer certaines choses, elle peut devenir très dangereuse lorsqu'elle se met réellement en colère. Néanmoins, son caractère penche vers la gaieté naturelle presque tout le temps, il suffit de la regarder une journée pour s'en rendre compte. Elle déborde d'énergie : la fatigue, elle ne connaît pas, le sommeil non plus par ailleurs. Elle se pense plus redoutable que les autres grâce à ça, néanmoins, elle se trompe lourdement. Tout être est composé de la même manière pour ce genre de chose : voilà pourquoi elle finit souvent par s'écrouler soudainement de sommeil comme si le sommeil l'avait touché du bout de son doigt.

Avec les autres, Eileen est rapidement amicale, parce qu'elle a toujours du mal à rejeter les gens, les repousser à cause de préjugés souvent basés sur un physique. Et parce qu'elle sait ce que ça fait d'être rejeter pour ce qu'on est, elle n'adopte ce comportement lâche qu'avec ceux qui le méritent. Elle n'est d'ailleurs pas du genre à souffrir devant les autres, elle préfère le cacher. La pitié est le seul sentiment que la jeune femme ne veut pas inciter aux yeux des gens qui peuvent la regarder. Si elle ne réserve ses douleurs qu'à ceux qui peuvent lui tendre une oreille attentive et compréhensive, elle est toujours prête à aider les autres. Ce qui fait que la jeune femme finit par s'oublier elle même, en voulant faire passer les autres avant sa petite personne. Elle n'est pas parfaite, mais n'arrive pas à être égoïste. Eileen est ... Eileen, tout bêtement. Rien d'extraordinaire, rien d'incroyable, mais un coeur qui s'ouvre à toutes les personnes.




Physique



Question physique, on peut se dire en la voyant, qu'on a déjà vu beaucoup mieux. Et ce ne serait pas faux. Eileen n'est pas la plus belle, et est loin de l'être. Son visage fin est plus pâle que la moyenne, ce qui peut lui donner une peau quasi blanche quand on la regarde bien. Pourtant, cela lui offre un certain contraste avec la couleur de ses cheveux, et le reflet de ses yeux. Cette masse assez courte de cheveux est brun / châtain, laissant apparaître des pointes un peu plus foncées que le reste de la tignasse. Le tout est coupé court, et elle possède une demi-frange, qui ne recouvre pas entièrement son front. Ses yeux, quant à eux, peuvent paraître gris, pourtant, l'iris de ses deux globes sont verts. Un vert qui vire au kaki avec certaines autres teintes de vert plus clair. Malgré tout, elle possède un visage fin, et les traits de celui-ci ne sont pas tirés, ce qui lui donne une expression faciale fluide. Quant à son corps, Eileen n'a rien d'extraordinaire non plus : une taille qui tourne autour des 1 M 73, un poids qui vire vers les 52, rien de bien méchant. Pour ce qui est du style de la demoiselle, elle aime particulièrement les robes, souvent de soirée, alors qu'elle ne va pratiquement jamais en soirée. La logique là-dedans ? Aucune, Eileen aime son style, et son style le lui rend bien. Elle porte souvent des talons, pas pour faire sa grande, mais parce qu'elle aime bien en porter, quand le temps s'y prête. Sans faire dans le détail, la jeune femme n'est pas exigeante en vêtement, même si par quelques coups de folie, elle aime acheter des choses qu'elle ne portera peut-être qu'une fois dans toute sa vie. Oui, par moment, la demoiselle peut se montrer excentrique, mais pas énormément dépensière, attention !



Histoire





Dans le quartier de South Ashield, on attend un heureux événement ! La famille Galvin va accueillir un nouveau membre, ou plutôt une nouvelle en l'occurrence. Frêle et fragile comme tous les nouveaux-nés, Eileen venait de voir le jour. Une jeune enfant qui, une fois dans la mesure de se mettre sur deux pattes, devînt vite la pile électrique dans la famille : surexcitée tout le temps, pleine d'énergie et d'entrain, on lui reprochait souvent ce surplus de motivation. Ce qui ne l'empêcha pas de passer une noble enfance douce et paisible comme beaucoup d'enfant en auraient rêvés. Entrant au collège, la jeune fille se faisait souvent remarquée pour les mêmes raisons qui poussaient ses parents à lui donner des anti-excitants par le passé : son débordement d'énergie. Par son caractère social et amical, elle se faisait rapidement des amis dans les classes où elle se trouvait, facilitant son apprentissage question communication. Car malgré son perpétuel enthousiasme, la demoiselle vivait entre deux mondes bien distinct : celui de l'école et celui de la famille. Si ses journées étaient calmes, paisibles et agréables au collège, l'ambiance au cœur de la famille dérivait chaque jour un peu plus. Son père, devenu dépendant à l'alcool, revenait souvent hors de lui le soir, vers les minuits passés, et n'hésitait pas à insulter de tous les noms sa mère. Au début, la fin n'était que silence : sous les insultes et par la fatigue, l'homme finissait par s'écrouler au sol, enfoncé dans un sommeil profond tandis que la mère restait encore sous le choc des propos qu'il lui avait tenu. Plusieurs fois, Eileen avait été réveillé par leurs disputes qui semblaient s'amplifier de soir en soir, si bien que quelques fois, l'adolescente aurait voulu intervenir alors que sa mère le luit avait formellement interdit.


Pour vider son esprit de l'agressivité de son paternel, la demoiselle fixait toutes ses pensées sur le collège, les études, si bien qu'avec tous les efforts qu'elle fut en mesure d'accumuler, elle fût acceptée dans le prestigieux lycée de la ville, au grand bonheur de sa mère. En y entrant, Eileen fut très vite intégrée dans une 'bande d'amis', qu'elle affectionnait tout particulièrement. C'est à cette époque si bancale de sa vie qu'elle rencontra Ryo, un jeune homme d'une classe supérieure de l'établissement où elle se trouvait. Imaginez l'état de toutes les jeunes filles lorsqu'il passait devant elles, leur lançant un regard doux et attendrissant. Eileen ne put y échapper malgré elle. Son petit cœur encore vierge d'un véritable premier amour fleurit à la vue du jeune homme aussi charmeur que doué. Il ne lui fallut pas longtemps pour s'en rendre compte : chaque regard qu'il portait à son attention faisait battre son cœur un peu plus vite, chaque parole à son égard lui donnait l'impression de voler, chaque fois qu'elle le frôlait, elle ne pouvait s'empêcher de se croire la plus chanceuse au monde. A l'inverse de toutes les autres pucelles timides et introverties qui suaient à grosses gouttes en regardant passer le prince charmant, Eileen n'allait pas attendre qu'il vienne à elle. Ce fut sur cette pensée qu'elle décida d'aller le voir un beau jour, à la fin des cours, alors que les deux empruntaient le même chemin pour rejoindre leur foyer. Ses pas la menèrent jusqu'à son amour avec une légèreté digne des anges. En s'arrêtant à sa hauteur, son cœur frôla les trois cents battements à la minute, sa gorge se nouait, mais elle voulait croire que ce sentiment si puissant qu'elle ressentait à son égard était réciproque, bien qu'il ne la connaisse même pas. Tout en remettant bien sa bandoulière sur son épaule, la jeune fille le questionna d'un sourire gai :

« Bonjour ! Je suis Eileen Galvin de la Première Trois, tu es Ryo non ? J'emprunte moi aussi ce chemin pour retourner chez moi, on peut le faire ensemble si tu veux ?
- Ça serait avec un grand plaisir, chère Eileen. »

Et comme la jeune fille l'avait souhaité du plus profond de son cœur, ils partirent ensemble sur le chemin, en discutant comme s'ils se connaissaient depuis toujours. Ce fut ainsi presque tous les jours pendant près d'un an. Leur petite escapade finissait par leur donner une relation particulière : une amitié que Eileen voulait posséder avant de lui avouer un jour ses plus sincères sentiments. Un an s'écoula avant qu'un après-midi, le jeune homme ne lui propose d'aller se promener près du champs de fleur qui longeait les routes à quelques mètres du lycée. Un coin de paradis qu'on présidait pour les amoureux, détail qui avait échappé à Eileen lorsqu'elle accepta d'y aller avec Ryo. Après avoir couru entre les fleurs scintillantes des rayons du Soleil, les deux s'allongèrent de tout leur poids sur celles-ci, contemplant ensemble le ciel dépourvu de nuage qui semblait attendre comme eux, la suite des événements. La jeune fille ne put que s'envoler au septième ciel mentalement alors que le jeune homme à ses côtés lui attrapait la main doucement, dans une tendresse qu'elle attendait depuis maintenant si longtemps. Son regard, recouvert de quelques mèches de cheveux soufflées par le vent frais, se tourna lentement vers lui, affichant un sourire presque enfantin.

« Je t'aime, Eileen. »

Si les lèvres du jeune homme s'étaient décollées pour lui prononcer les trois seuls petits mots que la demoiselle attendait, les siennes en revanche, s'ouvraient sans pouvoir produire un son. L'émotion palpait son cœur autant qu'elle la propulsait au paradis du bonheur pour de bon. Comment pouvait-elle rester là, silencieuse, alors que son amour depuis longtemps venait de lui déclarer sa flamme comme elle en avait toujours rêvé ? Joignant plutôt ses pensées par des gestes, Eileen n'hésita pas à se redresser pour venir se coller au jeune homme en déposant un baiser sur ses lèvres. Si leur amour venait de naître sous le soleil chaud de l'été de ses 17 ans, alors on pouvait considérer ce jour comme étant le plus beau de sa vie.

La période lycéenne fut aussi agrémentée d'une bien belle rencontre, celle d'un ami tout à fait exceptionnel, qu'elle croisa tout d'abord sur un forum. Puis par la suite, difficilement dans la vraie vie. En effet, ce juene homme, Sei Natsumero, n'était pas n'importe qui. Fils du chef du gouvernement, ses relations avec la populace était dîtes « interdites ». Cependant, ça n'empêchait pas Eileen de lui porter une grande attention, pas parce qu'il était aussi fortuné que Crésus, mais bien parce que Sei était quelqu'un de bien. Il savait faire la part des choses dans la société, et d'une certaine manière, la jeune fille partageait aisément beaucoup de ses pensées. C'est ainsi qu'ils devinrent progressivement de bons amis, et bien qu'ils n'aient pas l'occasion de se voir souvent, Eileen prenait l'habitude de lui envoyer des mails au moins une fois par moi, pour lui raconter un peu ce qui se passait de son côté. Et en l'occurrence, pour l'instant, c'était le bonheur.

Tout allait décidément trop bien depuis quelques temps : son entrée au lycée, la rencontre avec un ami exceptionnel, son amour avec Ryo qui devenait réalité après un an d'attente, … Même les disputes entre ses géniteurs finissaient par disparaître comme par enchantement, comme si la vie souriait de nouveau à la jeune fille. Pourtant, tout ceci était trop beau. Quelques jours après le baiser scellant sa nouvelle relation avec le jeune homme, Eileen fut surprise de n'entendre qu'un silence pesant en rentrant chez elle après avoir passé l'après-midi chez son petit-ami. Un silence aussi lourd que chaque pas fait par la demoiselle pour s'avancer dans la maison, le cœur noué. Difficile pour elle de rester stoïque devant la scène qui apparu si dure à ses yeux : son père, allongé au sol, un filet de sang longeant son menton, semblait avoir pris de plein fouet une bouteille de verre solide maintenant brisée en mille morceaux près de son crâne ; sa mère, affalée sur le canapé, le regard vitreux tourné au plafond, tenait entre ses doigts mous et froids une petite boîte de médicament à présent vide. Les yeux de la jeune fille s'écarquillèrent avant qu'elle ne plaque sa main devant sa bouche, retenant un cri d'horreur, de pétrification alors que ses parents gisaient presque comme des jouets cassés dans la pièce puante. La suite de cette découverte ne passa guère inaperçue : bientôt tout le voisinage était au courant de cette tuerie. Quant à Eileen, elle resta malgré elle dans l'ignorance pendant quelques jours avant qu'un policier ne vienne lui faire le sommaire des faits. Son père, sous l'emprise de l'alcool, a sûrement du tenter un viol sur sa mère, la poussant ainsi à se défendre avec le premier objet qui lui passait sous la main. Entre autre, une bouteille de verre qui fut l'arme idéale pour le frapper au crâne ; néanmoins, ce geste désespéré l’amena à un meurtre des plus rapides. Sous le choc du coup, son père chuta sur un coin de meuble qui eût vite fait de lui briser les cervicales, le tuant sur place. Dans cet acte non souhaité, sa mère se suicida à l'aide de puissants médicaments, laissant sa fille au dépourvue dans ce monde de brute.

Même Eileen n'en croyait pas ses oreilles. Son père, alcoolique, tué dans sa chute, et sa mère, envoyée au paradis des mères avec des médicaments. Une histoire parmi tant d'autre dira t-on. Laissée seule au monde brutal, Eileen ne put que se rattacher à la seule personne qu'elle aimait et qui avait toujours été là pour elle, son petit ami, Ryo. Pendant de longs mois, la demoiselle ne fut plus en mesure de remettre un pied au lycée, et ce fut durant ce laps de temps que le jeune homme vînt prendre chaque jour soin de sa bien aimé alors qu'elle souffrait d'un désordre mental profond depuis la disparition si soudaine de ses parents. Cependant, avec l'aide de Ryo, l'être cher qu'elle aimait, Eileen put de nouveau sourire vite. Son amour et sa présence était un soutien sans prix et sans borne. Peu importe le temps qu'il faisait, il venait toujours et encore pour elle. Bientôt, Eileen put de nouveau intégrer la société avec l'espoir que le futur lui sourirait ; elle venait alors de fêter son 19ème anniversaire. Jamais sa relation avec Ryo n'avait été aussi forte, partout, on leur disait qu'ils étaient fait l'un pour l'autre, comme deux pièces de puzzles qui s'emboîtent à la perfection. Le firmament du bonheur, la jeune femme qu'elle était devenue pouvait le toucher du bout du doigt tous les jours un peu plus. Un bonheur trop beau.

Eileen venait tout juste de fêter ses 20 ans quand un soir, Ryo revînt dans l'appartement qu'ils louaient ensemble après une longue journée de travail. Il lui semblait énervé, presque au bord de la colère – bord qui ne tardait pas à être franchi alors que la jeune femme le questionnait gentiment sur ce qui n'allait pas. Il lui annonça d'un ton sec qu'il venait d'être recalé au concours qu'il avait passé dans le but d'avoir un travail. Eileen ayant manqué son BAC ne pouvait pas se permettre de se présenter à un entretien d'embauche, elle restait donc femme au foyer pendant que Ryo cherchait un travail. Leur vie de couple se résuma à ça pendant un temps. Jusqu'à ce fameux soir où son bien aimé attrapa une bouteille de vin pour se calmer avant d'aller se coucher, la jeune femme commença à ressentir une certaine crainte. La peur de voir son désormais fiancé plonger dans l'alcool comme son paternel l'avait fait, de le voir s'éteindre avec ce liquide abominable entre les mains … Quelques jours plus tard, le jeune homme revenait énervé à leur habitation, mais cette fois-ci, complètement saoul. Eileen ne put s'empêcher de lui reprocher son état pitoyable, et elle eût vite regretter ses remarques ; pris d'un coup de folie, Ryo la frappa d'abord au visage avant de viser l'abdomen. Une douleur aussi physique que mentale vînt la frapper alors qu'elle s'écroulait au sol en reprenant sa respiration nouée par son diaphragme. Le lendemain, il vînt s'excuser mille fois de l'avoir frappé, il s'était senti lâche et n'avait pas souhaité son geste. Devant tant d’honnêteté, la jeune femme ne put qu'oublier ce fait malgré le bandage qui recouvrait maintenant son œil. Malheureusement, quelques jours plus tard, il essayait de l'étrangler sous l'alcool et la colère, en venant à la frapper de plus en plus fort. Mais aussitôt après, il venait lui offrir un bouquet de fleur énorme pour s'excuser, s'agenouillant devant elle pour lui implorer son pardon ; pardon qu'il finissait par obtenir après quelques minutes. Eileen n'avait jamais été rancunière, et son amour pour Ryo était trop solide pour qu'elle ne puisse lui en vouloir. Elle l'aimait tant.

« … A- … Arrête ! … T-Tu vas me tuer - … ! R … Ryo ! »

Une phrase qu'elle semblait répéter presque tous les jours maintenant. Chaque soir, coup de poings, coup de pied, étranglement … Si seulement l'amour avait une limite, une borne de survie sur laquelle Eileen pouvait se raccrocher et où son fiancé pourrait arrêter ses assauts contre elle, elle serait tellement heureuse. Les blessures recouvraient quotidiennement la jeune femme qui voyait chaque jour un hématome en plus sur son corps si ce n'était pas une autre blessure. Eileen ne pouvait parler de tout ça à personne ; ses parents, disparus. Ses amis ? Ils la croyaient tous heureuses avec le jeune homme. Pourtant son corps en lui même était la preuve de l'acharnement de son fiancé ; mais maintenant réduite au silence, Ryo lui interdisait de sortir. Si bien que leur appartement fut le seul endroit qu'elle fréquenta pendant une longue période. Après s'être occupé des tâches ménagères, Eileen perdait ses journées à écrire dans un journal tous les ressentis des tourments de la douleur.

« Jour X, Mois X, Année 201X.
Qu'est l'amour sinon un assemblage de petites parcelles de bonheur ? Pour moi, il n'est qu'avide douleur.
Hier encore, il m'a frappé. J'ai eu si mal. Ma tête a heurté le mur de plein fouet, je vais avoir une bosse d'ici quelques heures. Je dois me nettoyer encore, le sang n'est pas parti. Mon bras, lui, est sûrement cassé. Je vais devoir l’emplâtrer moi même. Pourquoi ne m'enfuis-je pas quand il n'est pas là ? Je l'aime. Ce matin, il m'a offert des chocolats et des fleurs, pour se faire pardonner, encore une fois. Je l'aime tellement, je les ai pris en souriant, encore une fois.

C'est douloureux.
Il m'a dit de ne rien dire. Je lui ai dit « Ce n'est pas grave. »
Il m'a sourit.

Qu'est-ce qui va se passer ce soir ? J'ai peur. Peur que ça soit peut-être la dernière fois que je puis écrire dans ce journal. Peur que les prochaines fleurs qu'on m'offrira seront déposer sur ma tombe.
 »

Reclus dans son propre logement, par son propre fiancé, elle trouvait un échappatoire dans l'écriture. Mais pas seulement celle d'un journal intime, mais celle aussi de mail. En effet, la jeune femme trouvait toujours le moyen de parler avec son ami datant du lycée, Sei. Elle ne lui parlait pas des violences domestiques qu'elle subissait, ou du moins, lorsqu'elle en parlait, le sujet était implicite, et elle espérait qu'il pourrait lire entre les lignes pour saisir le fruit de ses pensées. Bien sûr, après envoi, elle faisait attention à ce qu'aucune preuve ne reste : si Ryo apprenait qu'elle communiquait avec quelqu'un d'autre que lui, qui plus est, un homme, elle pouvait dire adieu à ce monde.

Cela faisait maintenant deux ans que le cauchemar durait. C'était un soir comme les autres, Eileen préparait à manger et grognait légèrement à cause des bandages qui entouraient ses doigts : le jour d'avant, Ryo lui en avait cassé deux. Une fois encore, elle voyait mal : sa vue s'était détériorée avec le temps, il lui était donc difficile de viser avec un seul œil, vu que l'autre était sous un pansement, recouvert d'une belle bosse. Alors qu'elle commençait à faire bouillir de l'eau pour le repas, la porte claqua. Il était rentré, son cœur se nouait sous la peur, parce qu'elle avait décidé qu'aujourd'hui, elle allait lui parler plus sérieusement : lui dire tout ce qu'elle a sur le cœur, lui dire à quel point tous ses gestes la faisait souffrir … Eileen était convaincue qu'elle ne survivrait probablement pas à ces paroles, elle tentait bêtement le tout pour le tout. Alors elle avança en boitant légèrement vers lui – ses coups l'avaient amochés de partout -, et elle le fixa lui, et sa démarche d'alcoolique, alors qu'il se traînait en déambulant vers elle. Se mordant la lèvre, elle ferma les yeux un instant avant de prendre son courage à deux mains et le toiser d'un regard plein de sincérité.

« Chéri, il faut que tu m'écoutes. Ça ne peut plus durer. Je souffre autant que toi, j'en ai assez. Nous devons nous sortir de ce mauvais pas, je suis sûre que … Que tout peut redevenir comme avant. J'ai mal un peu plus chaque jour, je … Je ne peux plus. Alors, s'il te pla-
-Ta gueule. Ferme la et passe moi de l'eau …
-Non. »

Son cœur avait loupé un battement. Elle le savait, elle n'aurait jamais du commencé cette conversation, non. Pourtant, lorsqu'il releva son visage vers elle, qu'il l'attrapa par la gorge pour serrer son emprise aussi fort qu'il le pouvait, Eileen se montra plus agressive. Empoignant les mains du jeune homme, elle tentait en vain de le griffer, sans espoir. La douleur s'amplifiait alors qu'il tenait de la tuer, pour de bon cette fois-ci. Le temps semblait s'être alors arrêté pour Eileen, elle imaginait comment par un miracle sournois, elle pourrait se sortir de cette mauvaise passe. Elle se voyait poser sa main sur son abdomen, et lui arracher le cœur, le faire exploser entre ses mains, et cette sensation d'emprisonnement sur son cou s'en irait alors comme un vilain cauchemar. Soudain, elle eût le sentiment que son vœu se réalisait : elle ne sentait plus d'emprise sur son cou, et se sentait libre. Persuadée qu'elle était finalement morte, elle rouvrit les yeux brutalement, réalisant qu'elle était toujours bien sur Terre, et que si elle ne sentait plus rien autour de son cou, c'est qu'il n'y avait plus rien. Son regard se rabaissa au sol, alors qu'elle découvrait avec avec une peur et une certaine joie, le corps de Ryo, étalé comme un sac sur le plancher. Elle ne comprenait pas. C'est en regardant sa main, qui était close comme elle l'avait souhaité dans son rêve, qu'elle eût le déclic. Ce cœur qu'elle avait rêvé de faire exploser rien que par la pensée … N'était-ce qu'un simple rêve ? Pas le temps de réfléchir. S'approchant du corps, Eileen prit soin de demander d'une voix presque inaudible :

« Ryo ? »

Pas de réponse. En effet, il était bel et bien mort. Mort avec ses grands yeux ouverts comme des balles de ping pong, qui semblaient s'être ouverts d'une stupeur sans mesure face à la mort. Une peur s’emparait d'Eileen, qu'allait-elle faire ? Que s'était-il passé ? Pourquoi s'était-elle retrouvée avec le corps de son fiancé au sol, abattu comme par un enchantement ? Tout ceci n'avait aucun sens, mais ce qui était sûr, c'est qu'elle avait une grosse part de responsabilité là dedans, peu importe comment et pourquoi. Elle réfléchit alors quelques instants avant que son regard vert se pose sur son portable qui, dans la chute du jeune homme, s'était retrouvé hors de sa poche. En effet, il le lui avait pris depuis longtemps maintenant, comme s'il avait effacé cet aspect de confiance entre eux sans vraiment y réfléchir. Sans songer à autre chose, elle le prit, et y trouva miraculeusement le numéro qu'elle cherchait. Collant l'appareil à son oreille, elle entendit une voix masculine répondre, avant qu'elle ne déclare d'une voix apeurée accompagnée d'une respiration saccadée :

« Sei, c'est Eileen. Je … Je crois que j'ai fait une connerie. »


Quelques jours plus tard, les journaux portaient de gros titre : Natsumero, création de la ville-pénitencier. Tout le monde était au courant et les unes des médias n'avaient d'yeux que pour la nouvelle entreprise du gouvernement. L'affaire Galvin passait, entre autre, inaperçu. Une affaire très vite étouffée, en grande partie grâce à l'intervention de Sei Natsumero. Quant à Eileen, elle encourait la perpéuité pour plusieurs raisons qui n'étaient pas toutes bien vraies : accusée du meurtre de son fiancé, aucunes violences domestiques envers ne furent reconnues durant le procès, de plus, elle était maintenant accusée d'avoir prémédité le meurtre de ses parents par le passé. La jeune femme venait d'avoir 22 ans, et tout semblait s'écrouler. Mais peu importe comment, elle gardait espoir. Avec le procès, on lui annonça la mauvaise nouvelle, qui n'était pas vraiment nouvelle : Eileen allait purger une peine à perpétuité dans une prison. Une femme, dans une prison. Quoi de plus normal. Le gouvernement avait tant changé, que même avec l'intervention des médias qui revendiquaient l'innocence de la jeune femme, elle eût raison d'elle. Ce fut peu après son procès qu'un espoir soudain sembla lui sourire. Sei, en tant que fils légitime du chef du gouvernement, se devait d'apprendre à gérer une ville avant de pouvoir succéder à son paternel, et devoir ainsi prendre le contrôler du Japon tout entier lorsqu'il e =n aurait l'âge. Ce fut son père, bien décidé à le mettre à l'épreuve, qui lui confia la nouvelle ville qui venait d'être créer, Natsumero. En tant que ville-prison, elle devait accueillir un type bien particulier de délinquant, ou plutôt, de « déchet ». Étant apparemment considérée en tant que tel, Eileen fut embarquée à Natsumero, pas en tant que prisonnière, mais, sous la demande exclusive de Sei, comme maîtresse des lieux avec lui.

C'est ainsi qu'elle allait payer sa dette envers Sei, pour lui avoir éviter la prison à vie : en l'aidant à diriger la nouvelle ville qui faisait office de poubelle de la société.



Mot de passe du règlement :Mon splendide fessier a validé ce code j'aime et j'ai de la lecture mouhaha :v


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MessageSujet: Re: • The Tourments of Pain • ~ Eileen Galvin Mer 30 Mai - 20:17

Uno (nan pas le jeu) :
Ton histoire est belle, sublime, rafinée (oui j'trouve tout ça) triste mais à la fois sublimé par ton style d'écriture, bref j'adore~
(Hormis certains point vis-à-vis de Sei mais c'bon j'm'en occupe~)
Secundo : Ho mais tu es validée ~ bienvenue ici très chère chef de ville
N°2~
Tercio : Sérieux... j'aime haha j'adore~


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• The Tourments of Pain • ~ Eileen Galvin

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